LE SECRET DES CONTEUSES

Une pièce de théâtre de Martine Amsili – Mise en scène de l’auteur

La scène se déroule en 1671 dans le salon de la plus grande courtisane du siècle de Louis XIV. Ninon de Lenclos. Ce jour ne ressemble à aucun autre et rassemble uniquement ce qu’il y a de plus féminin, de plus lettré, et de plus célébré en ce monde. Ninon de Lenclos a choisi la grande éloquence de quelques grandes Dames. Elles représentent à elles seules : l’Esprit Féminin Français du XVIIe siècle. Madame de Sévigné, Madame Scarron, Mademoiselle de Scudéry arrivent tour à tour et constatent l’attitude de leur amie quelque peu déroutante.

Ninon de Lenclos les a priées de venir, en sa demeure, au 36 rue des Tournelles, car elle a imaginé pour ses invitées un jeu curieux et amusant intitulé : LE SECRET DES CONTEUSES. Ce petit jeu invite chacune à confier un secret d’alcôve, à narrer un petit «caprice», une passion cachée dans laquelle ces dames se seraient jetées éperdument pour les beaux yeux d’un galant homme dont le nom ne saurait être révélé avant que toutes n’aient parlé. Cet amour est secret et ignoré de la cour et de leur entourage.

Ces galantes devront ainsi user de qualités narratives et faire montre de leur verve spirituelle. Ninon de Lenclos prend un malin plaisir à susciter leur curiosité. Devant les yeux décontenancés de ses convives, elle éconduit à chaque fois et par l’intermédiaire de Louison, sa chambrière, tous les hommes illustres qui se pressent à la porte de son salon comme à l’accoutumée : Molière, Jean de la Fontaine, Saint-Evremond

La beauté des robes (toutes confectionnées par les meilleurs tailleurs artisans français) n’a d’égal que celle des textes ciselés interprétés par ANNE JACQUEMIN (Ninon de Lenclos), ANNIE SINIGALIA (Mademoiselle de Scudéry), JULIE JUDD (Madame Scarron), NISEEMA THEILLAUD (Madame de Sévigné) et LÉA BETREMIEUX (Louison, la chambrière).

Description

LE SECRET DES CONTEUSES

Une pièce de théâtre de Martine Amsili – Mise en scène de l’auteur

La scène se déroule en 1671 dans le salon de la plus grande courtisane du siècle de Louis XIV. Ninon de Lenclos. Ce jour ne ressemble à aucun autre et rassemble uniquement ce qu’il y a de plus féminin, de plus lettré, et de plus célébré en ce monde. Ninon de Lenclos a choisi la grande éloquence de quelques grandes Dames. Elles représentent à elles seules : l’Esprit Féminin Français du XVIIe siècle. Madame de Sévigné, Madame Scarron, Mademoiselle de Scudéry arrivent tour à tour et constatent l’attitude de leur amie quelque peu déroutante.

Ninon de Lenclos les a priées de venir, en sa demeure, au 36 rue des Tournelles, car elle a imaginé pour ses invitées un jeu curieux et amusant intitulé : LE SECRET DES CONTEUSES. Ce petit jeu invite chacune à confier un secret d’alcôve, à narrer un petit «caprice», une passion cachée dans laquelle ces dames se seraient jetées éperdument pour les beaux yeux d’un galant homme dont le nom ne saurait être révélé avant que toutes n’aient parlé. Cet amour est secret et ignoré de la cour et de leur entourage.

Ces galantes devront ainsi user de qualités narratives et faire montre de leur verve spirituelle. Ninon de Lenclos prend un malin plaisir à susciter leur curiosité. Devant les yeux décontenancés de ses convives, elle éconduit à chaque fois et par l’intermédiaire de Louison, sa chambrière, tous les hommes illustres qui se pressent à la porte de son salon comme à l’accoutumée : Molière, Jean de la Fontaine, Saint-Evremond

Le Secret des Conteuses

Au XVIIe, en France, grâce à la poésie, à la littérature et au théâtre, des femmes échappèrent à la tutelle masculine et s’élevèrent dans le monde des lettres et la société.

LES PERSONNAGES

Ninon de Lenclos

Avez-vous entendu parler d’une courtisane en ces termes : « Sa Majesté du Marais » ou « Notre Dame des Amours » ? Ninon
de Lenclos fut la femme la plus courtisée de son temps. Belle, intelligente, imprévisible. Elle tint salon dès 1667 en l’Hôtel de Sagonne. Elle mena une vie de femme libre, aima l’amour et les écrivains, et eût la façon la plus plaisante de dire les choses les plus dures de la vie : « Monsieur de Courcelles est mort d’une maladie dont sa femme se porte fort bien ».

Madame de Sévigné

Veuve prématurément, Madame de Sévigné, grande épistolière, fut une femme sensible et douce, d’une grande vertu et d’une grande bonté. Après la mort de son mari, elle est très courtisée mais refuse de se remarier et se consacre à ses enfants et surtout à sa fille, Madame de Grignan, qu’elle chérit plus que tout au monde. Elle lui écrira de longues lettres dans un style jamais égalé.

Madame Scarron

Françoise d’Aubigné (Madame Scarron) est la petite-fille du célèbre poète Agrippa D’Aubigné. Veuve de Paul Scarron, poète fort apprécié, elle l’épouse sans dot et malgré son handicap. D’un esprit brillant, d’une conversation pertinente, elle charma le Roi qui lui demanda dès 1669 de prendre en charge ses enfants qu’il a avec Madame de Montespan. Elle fit son entrée à Versailles et reçut les faveurs de Louis XIV grâce à son esprit et à son intelligence. Le monarque lui octroie un château à Maintenon. Elle devint Madame de Maintenon en 1675 et épouse morganatique du Roi en 1683.

Mademoiselle de Scudéry

Magdeleine de Scudéry est une des gloires de la société précieuse du Grand Siècle. Dotée d’une grande sensibilité, d’une grande sentimentalité, elle fut une femme instruite et distinguée. Elle ne se maria jamais, son esprit et sa grâce, sa grande éloquence et son art de vivre à la française faisaient d’elle une femme très recherchée dans la société. Comme Madame de La Fayette, elle donna dans le roman et plus précisément dans le domaine du roman héroïque, Artamène ou le Grand Cyrus et Clélie.

Louison (La Chambrière)

La chambrière, Louison, jeune femme de 25 ans est très dévouée, très pieuse, coquette et naïve. Ninon étonne beaucoup notre chambrière qui ne s’habitue pas à ses frasques. Elle est très admirative envers sa maîtresse pour sa beauté, sa grâce, et l’amour qu’elle inspire aux hommes.

NOTE D’INTENTION DE L’AUTEUR

Le Secret des Conteuses est une comédie sur fond d’histoire de France et de Roi Soleil.
Nous sommes chez Ninon de Lenclos courtisane, sublime, spirituelle, piquante, en compagnie de la grande Épistolière Madame de Sévigné, de l’éloquente romancière Mademoiselle de Scudéry, de Madame Scarron (future épouse morganatique de Louis XIV) sans oublier la chambrière de Ninon (Louison).

Ces femmes incarnent le temps d’une pièce, sous l’égide de Ninon, le courant sceptique et libertin du XVIIe siècle dont l’impertinent écho portera jusqu’aux cafés célèbres de la Révolution. Nous sommes en 1671, à l’âge d’or du théâtre, des grands épistoliers, du Mercure Galant et de la préciosité. A la faveur d’un secret, des conteuses vont déployer leur verve en toute liberté pour évoquer un amour singulier.

Le Secret des Conteuses nous révèle au fil des scènes, l’héritage social, amoureux et intellectuel auquel la femme d’aujourd’hui pourrait s’identifier sans rougir. J’ai voulu ressusciter les bons mots, le bel esprit d’antan et retrouver l’atmosphère qui y régnait. Il ne s’agit pas ici de pasticher ces grands auteurs mais plus humblement de se prendre à un jeu plaisant, celui du langage du Grand Siècle. Lors de mes lectures et de mes recherches, Ninon de Lenclos apparaît comme la plus surprenante des créatures tant sa personnalité originale, son indépendance et son esprit prennent le contre-pied d’une époque où la plupart des femmes est reléguée au dernier rang, et à l’écart du monde des lettres et de la connaissance.

Ninon de Lenclos, madame de Sévigné, mademoiselle de Scudéry et madame Scarron représentent ici l’Esprit féminin français du XVIIè s. Ninon de Lenclos fut certes la courtisane que l’on sait, et cependant la favorite de personne. Si elle jetait son dévolu sur des hommes célèbres, elle pouvait aussi bien éconduire un duc pour son laquais. Dès son plus jeune âge, inspirée par un père volage, elle n’écoute guère une mère dévote et entend suivre sa pente audacieusement. Sa légende la précédera et, par-delà l’inconstance amoureuse, son caractère fidèle en amitié, lui vaudra des louanges. Telle fut la véritable réputation de Ninon !

Au 36 rue des Tournelles, chez Ninon, on pouvait croiser Molière, La Rochefoucauld, Jean de La Fontaine, Saint-Evremond, Huygens…

Tout ce beau monde se rendait aussi à la cour. Le Roi en personne prenait toujours de ses nouvelles en ces termes « Comment se porte sa Majesté du Marais » ? Que les travers d’une grande demoiselle se résolvent en qualités historiques pourra surprendre la morale d’aujourd’hui, sans doute, mais guère celle d’hier. Cette déesse Aphrodite, grande séductrice se distingua dans l’Art de se faire aimer.

Elle s’appliqua jusqu’à un âge avancé à voyager dans le cœur des hommes tout en le désertant au gré de ses inspirations. Sans doute faut-il y voir avant l’heure une nécessité d’indépendance qui est la clef de voûte d’une très moderne condition des femmes.

NOTE DE MISE EN SCÈNE

Les pièces historiques font toujours rêver, le XVIIe siècle en particulier. Nous mesurons aujourd’hui combien cet éclat est vivant. Jugez plutôt ! Le brigadier est de mise, les trois coups précèdent le lever du rideau rouge, le spectateur découvre alors une toile que Mignard n’aurait pas reniée. Un tableau vivant s’échappe d’un cadre doré : la scène. Bienvenue dans le salon de Ninon de Lenclos.

Côté cour, le décor représente la Ruelle 17e siècle avec son lit à baldaquin, aux tentures lourdes entouré de fauteuils, de confidents, de chaises. Ce cérémonial légendaire où chaque convive prenait place autour du lit, nous raconte combien la vie littéraire, philosophique et intellectuelle prenait ici sa plus haute importance. En ce temps-là, le beau monde se pressait dans les salons à la mode pour faire de « l’Esprit ».

Côté jardin, on imagine un escalier. Des tapis et des objets campent la vie de cette époque. Un éclairage imitant les chandelles d’autrefois souligne l’intimité de ces élégantes qui sauront tantôt émouvoir, tantôt faire rire. Face-public, une grande toile en trompe l’œil invente les portraits, les fenêtres, la bibliothèque, la cheminée de Ninon et l’on peut même apercevoir les champs au loin, le Marais d’antan. Les personnages portent des costumes d’une facture riche. Ils ont été confectionnés dans la couleur et l’esprit des dessins d’Abraham Bosse.

En redonnant à ces créatures célèbres leur splendeur passée, les bruissements de leur robe trahissent le plus bel effet. Des arias trouvés dans de vieux grimoires enchanteront les oreilles des amoureux de la musique baroque. Même si un grand soin est apporté aux décors, à la création des costumes et à la lumière, ma mise en scène n’entend pas se laisser deviner. La direction d’acteurs prévaut et le comédien se risque aux planches. Le metteur en scène qui est avant tout passeur obéit à un univers, insuffle la force des caractères et désigne les sentiers du dramaturge.

Je m’attache à la respiration, à la diction, à l’inflexion, au mot de valeur, au maintien et au style.
Le jeu des personnages s’impose peu à peu en moi, et la vision qui en découle trahit inéluctablement un contexte historique, un courant philosophique, ou encore une thématique contemporaine.

Préserver le point de vue de l’auteur est ma mission, encourager l’acteur à se renouveler au cœur même de la technique du théâtre est mon ambition.
Le comédien ne s’identifie donc pas au personnage, mais emprunte un caractère qu’il restitue fidèlement. La personnalité de l’acteur s’affirme alors, car dégagée de lui-même, dépossédée de ses attitudes et habité d’autres sentiments, l’interprète est conduit inéluctablement à sa métamorphose.

La beauté de l’art dramatique résulte du jeu des antinomies, des contradictions et des oppositions qui tendent à la subtilité théâtrale. Aujourd’hui l’imaginaire propre à chacun croit tenir lieu de tout. Il me semble cependant que la création à partir d’une œuvre se passe des modes. Pour « Le Secret des
conteuses » le travail ne sera donc pas différent. Mon écriture a fait son chemin, mes personnages ne m’appartiennent plus, ils me ravissent dans leur jubilé. Je les croise dans mes pièces, toujours prêts à revivre en de nouveaux lieux, en d’autres circonstances. Ici, ils entrent dans une comédie empruntée à l’Histoire de France avec quelques variations sentimentales que je me suis amusée à faire revivre humblement pour vous, public.

LES INTERPRÈTES

ANNE JACQUEMIN (Ninon de Lenclos)

Elle entre au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, et débute en même temps au Théâtre aux côtés de Suzanne Flon et Danielle Darrieux dans Gigi de Colette. C’est avec Monsieur Klebs et Rosalie de René de Obaldia qu’elle obtient une nomination aux « Molières ».

Dès lors, elle enchaîne les rôles, en alternant le théâtre et la télévision, à qui elle doit de belles rencontres telles que : Hervé Baslé, Jacques Ertaud, Claude-Michel Rome, Denis Malleval, Jean- Louis Lorenzi, qui lui confient des rôles marquants dans son parcours de comédienne.

Au théâtre, elle joue des rôles du répertoire classique : Molière, Marivaux, Feydeau, Pirandello, ainsi que des auteurs contemporains : Mark Twain, René De Obaldia, Gérald Sibleyras.

ANNIE SINIGALIA (Mademoiselle de Scudéry)

Formée au Conservatoire national supérieur d’art dramatique, elle mène un parcours d’actrice riche par la variété des rôles qu’elle interprète.
Au théâtre, elle commence sa carrière dans la pièce de Marcel Achard Noix de coco mise en scène par Jean Meyer, puis interprète des rôles du répertoire classiques et contemporain. Elle joue sous la direction de Jacques Mauclair dans La Tempête de William Shakespeare, et Régis Santon dans Le foyer d’Octave Mirbeau.

Elle obtient en 2003 le Molière du meilleur second rôle pour son rôle de Hilde dans la pièce Poste restante de Noël Coward. À la télévision, elle tient le rôle de Ninon de Lenclos dans le film L’allée du roi de Nina Companeez. Elle double au cinéma les voix de Meryl Streep, Cybill Shepherd, Linda Evans, etc.

JULIE JUDD (Madame Scarron)

Elle doit sa première apparition cinématographique à Claude Lelouch dans Hommes femmes mode d’emploi. Elle a interprété les rôles principaux des films : Mireille et Vincent de Jean Louis Lorenzi, L’Ombre d’un crime de Jean Sagols, La Petite Fadette de Mickaella Watteaux, Parlez-moi d’amour de Lorenzo Gabriele, un petit mensonge de Denis Malleval.

Elle participe à des séries télévisées telles que Clara Sheller réalisé par Alain Berliner.
Elle est remarquée au cinéma pour son rôle de Marylin dans Livraison à domicile de Bruno Delahaie ou encore dans Une place parmi les vivants de Raoul Ruiz …
Au cinéma, elle a tourné récemment dans Fever de Raphael Neal, House of time avec Pierre Deladonchamps de Johnathan Helpert, et à la télévision dans La Mort d’Auguste de Simenon aux côtés de Jean Pierre Darroussin et Bruno Solo, réalisé par Denis Malleval. Elle a interprété Ethel Kennedy dans Jackie avec Nathalie Portman réalisation de Pablo Larrain.

Au théâtre elle a interprété 1962 de Medhi Chareff au Théâtre Montparnasse, Le plaisir de Crébillon Fils au Théâtre de la Pépinière Opéra, Ovide était mon maître de Jean-Claude Idée avec Pierre Santini au Théâtre du Chêne Noir. Elle travaille aussi avec des metteurs en scène comme Pauline Bureau, Adrien Devan, ou encore Camille Chamoux. En 2017, elle est Alma Mahler aux côtés de Geneviève Casile dans Alma Mahler mise en scène par Georges Werler.
Elle vient de terminer le tournage de Reims le premier long métrage de Mélanie Delloye.

NISEEMA THEILLAUD (Madame de Sévigné)

Au théâtre, elle fût la papesse Jeanne dans la Kabbale selon Aboulafia, Andromaque dans La Troade de Robert Garnier, Jeanne d’Arc dans Jeanne au bûcher, Oratorio d’Arthur Honegger sous la direction de J-M Cochereau, la Pythonisse dans Le roi David d’Arthur Honegger, P-A Biget, Billitis dans la chanson de Billitis de Pierre Louÿs, P-A. Biget.

Au cinéma, elle tourne dans Les stations du ciel de Jay Alansky, Switch de F. Schoendoerffer, The smell of us de Larry Clark. Elle travaillera une vingtaine d’années comme directrice d’acteurs dans la Cotillard compagnie. Professeur au conservatoire d’Orléans et à l’ESSAD, elle anime des stages sur l’énergie et la voix. Depuis plusieurs années, elle coache les artistes sur leur chemin créatif.

LÉA BETREMIEUX (Louison, la chambrière)

Elle grandit dans une famille d’artistes peintres et sculpteurs dans le cœur de Paris. Passionnée de théâtre dès la petite enfance, elle passe un baccalauréat option théâtre dirigé par la compagnie Pandora et Brigitte Jacques Wajemann.

En 2012, diplômée de l’École professionnelle des Enfants Terribles, elle effectue 2 ans de formation de cabaret burlesque avec L’école des Filles de Joies pour travailler sur les différents codes de la féminité. Elle intègre en 2015 les compagnies du théâtre Espace Marais, où elle interprète les rôles de Suzanne dans Le Mariage de Figaro, Octave dans Les Fourberies de Scapin, Élise et Marianne dans L’Avare durant plusieurs saisons.

A la télévision, elle joue Éliane dans la série Un Village Français et tourne dans Boulevard du Palais aux côtés de Jean François Balmer et dans des séries comme Engrenages et Une Famille Formidable. Au cinéma, elle tourne dans Maryline de Guillaume Gallienne, Intime conviction de Antoine Raimbault.

L’AUTEUR METTEUR EN SCÈNE

Martine Amsili est Comédienne, Auteur et Metteur en scène.
Après le conservatoire d’art dramatique, Martine Amsili poursuit des études de lettres et intègre l’Institut d’Études Théâtrales à Censier. Ses professeurs Alexandre Grecq et Yves Furet de la Comédie-Française, éminents disciples de Louis Jouvet lui transmettent l’art du théâtre.

Elle joue les grands rôles du répertoire : Armande et Célimène dans Les Femmes Savantes et le Misanthrope de Molière, Émilie dans Cinna de Corneille, la Duchesse dans Louison, Marianne dans Les caprices de Marianne d’Alfred de Musset, Esther de Racine.

Ses dernières adaptations pour le théâtre sont issues de correspondances : Maux d’Auteurs, Lettres de Westerbork d’Etty Hillesum qu’elle interprète avec Emmanuelle Galabru, Voyage Terrestre et Céleste de Simone Martini de Mario Luzi qu’elle interprète avec Serge Barbuscia.

Elle crée avec Bastien Miquel (écrivain, historien et journaliste) Compagnie Nuits d’Auteurs. Martine Amsili partage son temps entre l’écriture, la direction d’acteurs et l’enseignement. Elle a mis en scène La Collection d’Harold Pinter, La Mère confidente de Marivaux, Lettres aux Hébreux. Auteur de pièces de théâtre, Martine Amsili a publié Chez Ninon de Lenclos aux Éditions de la Librairie Théâtrale (rue Marivaux), L’Épistolière aux Éditions Fiacre.

Elle travaille actuellement à l’écriture d’une pièce intitulée Le théâtre Monsieur!
Au cinéma et à la télévision, elle tourne avec Patrick Jamain, Rémy Duchemin, George Lautner ou encore David Delrieux. Elle a coréalisé et joué dans un court-métrage d’après une nouvelle de Mark Twain Quelle heure est-il ? de Bastien Miquel avec Michel Galabru.

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