Description

ALAIN CHAMFORT est un chanteur et compositeur français, né le 2 mars 1949 à Paris. Il est l’un des chanteurs et compositeurs des plus prolifiques de la variété française. Remarqué par Claude François, qui lui fait enregistrer ses premiers succès comme Adieu mon bébé chanteur et L’Amour en France, qui lui vaut d’être catalogué « chanteur à minettes », ce n’est qu’en 1976 qu’il quitte cet univers étouffant en signant chez CBS afin de changer de style et d’avoir une totale liberté artistique.

En 1979, ALAIN CHAMFORT interprète Manureva, qui reste à ce jour le plus grand succès de sa carrière et le tube qui lui vaut de revenir sur le devant de la scène.

ALAIN CHAMFORT finit par quitter le groupe pour rejoindre Les Shaker’s avec lequel il gagne à un concours. Puis c’est Les Murator’s qui jouent tous les dimanches après-midi à Argenteuil, à La Porte St Germain dans une salle qu’ils louent entourés de tous leurs fans pendant plusieurs années, dont faisait également partie la chanteuse Séverine, en devenant l’ organiste des deux groupes. Le groupe, porté sur le répertoire des Beatles, finit par se séparer. Alain rejoint alors les Mod’s et en devient leader. Pour la première fois, il se met au chant. Les Mod’s signent chez Vogue et enregistrent un 45 tours dont la chanson principale est intitulée J’veux partir composée par Alain. Ils sortent ensuite un deuxième 45 tours qui ne connaît pas vraiment de succès. La chance arrive aux Mod’s en la personne de Jacques Dutronc qui leur propose de l’accompagner sur sa chanson Et moi, et moi, et moi pour quelques émissions de télé du moment. Dutronc finit par reprendre ses anciens musiciens mais propose à Alain de rester ainsi qu’à un autre membre des Mod’s’, Jean-Pierre Alarcen.

ALAIN CHAMFORT enregistre plusieurs titres avec Dutronc, entre autres : On nous cache tout, on nous dit rien, La Fille du Père Noël, Les Play-boys, J’aime les filles (où Alain joue les introductions au piano), Les Cactus… Alain quitte Dutronc pour enregistrer quelques titres seul sous son vrai nom Alain Le Govic, en signant avec Dick Rivers qu’il a rencontré lors des événements de mai 68 par un intermédiaire.

À son retour d’un séjour à Londres, il enregistre un nouveau 45 tour avec Étienne Roda-Gil parolier de Julien Clerc à l’époque. De 1968 à 1970, Alain enregistre cinq 45 tours qui ne rencontrent pas de succès. L’un des derniers disques n’est pas commercialisé et un autre ne parait qu’en Allemagne.

Claude François lui propose de travailler avec lui, c’est la période Flèche. Tout d’abord, il est compositeur avec Michel Pelay pour certains artistes et choriste puis grâce à une proposition de Claude François, enregistre un disque, d’abord une maquette avec Alain et Pelay qui chantent ensemble, puis d’un commun accord, il est décidé qu’Alain chantera seul.

Claude François trouve le nom Alain Le Govic trop marqué régionalement et cherche un pseudonyme dans le dictionnaire. Les deux artistes se mettent d’accord sur Chamfort. Alain connaît ses premiers succès dès son premier 45 tours, Dans les ruisseaux en 1972. Puis il enchaîne les succès commerciaux :Signe de vie, signe d’amour, L’Amour en France, Adieu mon bébé chanteur et les tournées.

En 1976, il signe chez CBS Records avec une liberté totale dans le choix artistique. La même année, il se consacre à l’enregistrement de son premier album (l’album publié chez Flèche n’est qu’une compilation des 45 tours). En 1977, il fait les chœurs pour l’album de Véronique Sanson : Hollywood. À l’automne 1976 l’album Mariage à l’essai sort dans les bacs

En 1977, ALAIN CHAMFORT décide avec l’accord de sa maison de disques d’enregistrer son prochain album dans un studio de Los Angeles dont les musiciens l’ont fascinés par la qualité de leur jeu, leur perfectionnisme et leur sérieux, lors de l’enregistrement de l’album de Véronique Sanson. Durant l’été 1977, il part avec les compositeurs Michel Pelay et Jean-Noël Chaléat à Los Angeles et choisit les musiciens dont Jeff, Steve et Mike Porcaro, qui formeront plus tard le groupe Toto. Les percussions et cordes ont été d’abord enregistrés à Londres. Pour les textes, il fait appel à Serge Gainsbourg.

Le second album, Rock’n rose sort en septembre et ne connaît qu’un succès mitigé malgré les titres Joujou à la casse et Baby Lou. Après avoir publié un 45 tours en 1978, enregistré à Londres et collaboré avec son complice Jean-Noël Chaléat pour le maxi single instrumental Araxis Space Ship, il repart à Los Angeles pour préparer son troisième album Poses. Il compose la musique avec Jean-Noël Chaléat, les textes sont de nouveau écrits par Serge Gainsbourg, notamment ce qui sera le plus grand tube d’Alain Manureva. Cette chanson demeure à ce jour la plus célèbre de son répertoire (souvent la seule qu’évoque son nom). À l’origine, elle doit s’appeler Adieu California mais Chamfort n’est pas convaincu par la première version écrite par Gainsbourg. C’est à l’occasion d’un dîner que ce dernier entend parler du navigateur disparu Alain Colas et de son bateau Manureva. Le sujet lui inspire directement les paroles de la chanson qui, en plus de devenir un considérable succès, s’avère être un morceau de disco mélancolique révélant un travail de production inventif. D’une manière plus générale, la nouvelle orientation musicale d’Alain Chamfort, teintée de nouveau-romantisme, n’est pas sans rappeler les productions anglaises de Duran Duran ou Roxy Music. Gainsbourg n’écrit que quelques textes de l’album (Manureva, Démodé et Bébé Polaroïd). Pour les autres Alain, fait appel à Jean-Michel Rivat (Geant, Béguine), Jay Alanski (Palais Royal) et Jane Birkin (Let Me Try Again). Manureva se vend à près d’un million d’exemplaires et permet a Alain de renouer avec le succès qu’il avait connu au début de la décennie.

Puis, débute une période durant laquelle la musique d’ALAIN CHAMFORT s’inscrit plus nettement dans une mouvance que l’on peut associer à la New Wave naissante, tout en conservant le côté « nouveau-romantisme » abordé quelques années plus tôt, avec l’utilisation marquée d’instruments électroniques comme les synthétiseurs, qui accompagnent des mélodies pop sucrées et des thèmes à la saveur exotique, évoquant les voyages ou encore l’Orient. Les albums et les tubes s’enchaînent jusqu’au tout début des années 1990, faisant de Chamfort une figure incontournable de la musique pop française de cette époque-là : Bambou, Chasseur d’ivoire, Paradis, Bons baisers d’ici, Rendez-vous, Traces de toi, La Fièvre dans le sang, Souris puisque c’est grave, sont autant de succès.

ALAIN CHAMFORT rebondit en 2004 avec le clip des Beaux Yeux de Laure, clip remarqué par les médias et très diffusé. Il remporte la Victoire de la musique du meilleur vidéo-clip l’année suivante. Depuis 2005, il a signé avec un label indépendant, XIII Bis Records et s’est fait remarquer en donnant un concert surprise au Jardin du Luxembourg. Il donne une série de concert à l’Alhambra où il reprend ses plus grands succès ainsi que des chansons en duo « virtuel » via une série d’écran, avec Michel Delpech, Vincent Delerm, Jane Birkin.

En 2007, ALAIN CHAMFORT est au générique de cinquième album de Vanessa Paradis : Divinidylle, dans lequel on trouve une chanson qu’il a écrite pour elle intitulée Junior Suite datant en fait de 2000 et qui devait, initialement, figurer sur l’album Bliss de la chanteuse.

Le 16 février 2010, il sort son nouvel album Une vie Saint Laurent, consacré à Yves Saint Laurent, qui connaît un succès public et critique